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 Description Du Jeux

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Chrisdesiles
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MessageSujet: Description Du Jeux   Mar 12 Juil - 18:31

Un nouvel épisode d'Assassin's Creed à peine un an
après le précédent, dans le même univers et avec un mode multi ? Tout
menait à penser que Brotherhood serait un épisode opportuniste de la
série. Ubi Montréal nous a prouvé que les apparences sont trompeuses.


Profitant d'un repos bien mérité dans sa villa de Montereggioni, Ezio
Auditore croyait sa mission terminée après avoir mis la main sur la
Pomme d'Eden. Mais il n'est pas de repos pour l'Assassin qui va devoir
faire face aux représailles de la famille Borgia carrément venue
attaquer son domaine. Une famille de grands malades despotiques
confortablement installée à Rome qu'elle contrôle politiquement,
économiquement et religieusement. Pour chercher vengeance et surtout
récupérer une fois de plus cette satanée pomme, Ezio devra donc aller
frapper les Borgia sur leur territoire et leur reprendre la ville.
Contrairement aux deux volets précédents, Brotherhood se déroule presque
exclusivement dans une seule ville, à l'exception de quelques missions
secondaires qui vous feront visiter quelques lieux annexes. Mais Rome à
elle seule représente une telle surface avec ses divers quartiers, que
vous ne risquez pas de vous y sentir à l'étroit, ni de vous ennuyer.

Le système de combat a encore gagné en dynamisme.Pour
faire tomber les Borgia, il faudra retourner la ville contre eux,
compter sur ses habitants et redonner sa splendeur à la cité en rénovant
échoppes, bâtiments et monuments, comme on le faisait à la villa dans
le second volet. Quadrillant Rome, les tours des Borgia la maintiennent
sous leur influence. Ces tours, il vous reviendra de les détruire après
avoir assassiné les capitaines qui les gardent, défendus par une
tripotée de gardes. Chaque tour détruite, c'est une partie de la ville
"libérée" (mais pas vide de soldats). C'est à ce prix qu'il sera
possible de dépenser son argent dans la rénovation des boutiques de
forgerons ou de médecins qui vous fourniront en matériel, les banques,
les édifices publics ou encore les entrées des tunnels grâce auxquels le
joueur n'aura pas à marcher pendant une heure pour traverser la ville.
C'est d'ailleurs une des premières choses qu'il vous faudra accomplir
pour retrouver le soutien des voleurs, des mercenaires et des
courtisanes, factions qui seront toujours là pour vous épauler en cours
de jeu, pour vous aider au combat ou faire diversion. Mais abattre les
tours Borgia vous donnera accès à une autre nouveauté de cet épisode.
Ezio va quelque peu agrandir la confrérie des assassins ici, recrutant
des citoyens pour en faire des alliés. Des recrues qu'il est possible
d'appeler à tout moment pour leur demander d'abattre une cible ou même,
lorsque la possibilité est débloquée, de lancer une pluie de flèches sur
une bande de gardes et de les éliminer rapidement.

Vous pouvez sortir de l'Animus à tout moment et fouiller la villa.Pour
améliorer leurs performances au combat, il est possible, et même
recommandé, de former ces apprentis. Rien de plus simple puisqu'il
suffit de leur confier des missions à travers toute l'Europe. Des
contrats qui les feront monter en grade et dont ils reviendront avec des
points d'aptitudes. Malheureusement, cette gestion de l'XP est bien peu poussée dans la mesure où elle se cantonne à une répartition des points entre deux skills
: arme et armure. En outre, l'utilisation des assassins n'est pas si
bien exploitée que cela et on a facilement tendance à les oublier dans
un coin pour les ressortir de temps à autre. Il faut dire qu'Ezio a déjà
de quoi se débrouiller tout seul. Bien assis sur les bases du gameplay
d'Assassin's Creed 2, Brotherhood innove toutefois en ajoutant
quelques nouvelles cordes à l'arc d'Ezio. Le système de combat gagne en
dynamisme et en mouvements inédits. Outre quelques poses de flambeur,
Ezio a surtout appris à balancer des grands coups de lattes brisant la
garde d'adversaires coriaces. Le système d'exécution rapide permet
également de passer d'une cible à l'autre et de se débarrasser d'une
série d'ennemis bien plus vite qu'auparavant. L'arsenal du bonhomme
s'étoffe aussi et nous fera tâter de l'arbalète ou de fléchettes
empoisonnées fort pratiques venant s'ajouter au pistolet déjà introduit
l'année dernière. Mais globalement, les habitués de la série ne seront
pas vraiment dépaysés tout en appréciant les quelques nouvelles
possibilités offertes pour mener à bien la campagne solo principale.

Débloquer les tunnels est capital si vous êtes pressé.Une
campagne qui vous occupera environ une douzaine d'heures à elle seule,
c'est assez difficile à évaluer à vrai dire, et qui se compose d'un
paquet de missions variées, dont certaines sont particulièrement bien
vues (notamment celle qui vous fera prendre part à une pièce de théâtre,
par exemple) mais à laquelle on reprochera toutefois un scénario qui se
tient, sans pour autant apporter beaucoup à l'histoire générale de la
saga. Pire, la dernière séquence mémoire se déroule à toute berzingue et
se termine sur un vieux cliffhanger. A la fin, ceux qui espéraient
obtenir quelques réponses ne trouveront ici que des questions
supplémentaires et un message crypto-bidule. Fort heureusement, en marge
de la quête principale, Assassin's Creed Brotherhood embarque une
quantité assez impressionnante de missions annexes. Leonard vous
demandera par exemple de détruire les inventions guerrières que les
Borgia l'ont forcé à créer, ce qui sera pour vous l'occasion de faire
joujou avec une mitrailleuse montée sur un chariot ou même avec
l'ancêtre du char d'assaut. Voleurs, mercenaires et courtisanes vous
confieront également une tripotée de missions auxquelles on ajoute
encore les mémoires de Cristina via lesquelles vous revivrez des
épisodes de la vie d'Ezio avant qu'il devienne un Assassin. Les contrats
d'assassinats sont aussi là pour vous occuper, et n'oublions pas la
rénovation de Rome qui n'est pas une mince affaire. Enfin, les Tanières
de Romulus reprennent le principe des Tombeaux d'Assassins avec une
finalité similaire d'ailleurs. Une fois que vous les aurez tous
complétés, vous pourrez repartir en possession d'une belle armure. Cette
ville de fort bonne taille va vous accaparer pendant des heures. En
outre, Ubisoft a ajouté un nouvel élément aux mémoires génétiques. En
sus de l'objectif principal, un second, en forme de défi, s'efforce
d'encourager les joueurs à se dépasser. Ne pas prendre de dégâts,
terminer la séquence en moins de X minutes, ne pas nager, ne pas se
faire repérer, ne tuer que sa cible etc. Pas obligatoires, ces objectifs
donneront une raison aux acharnés de refaire les mémoires à plusieurs
reprises, ce qui est à présent possible.

Un petit geste classe et hop, les copains rappliquent.Plus
dynamique et s'imposant clairement comme l'opus le plus riche à ce
jour, Assassin's Creed Brotherhood se traîne pourtant quelques boulets.
Son intelligence artificielle en premier lieu. Pas plus finaude que dans
les deux premiers AC, cette dernière commence à vraiment se faire
vieille. Le comportement ennemi oscille entre la vision bionique à
travers les murs ou au contraire une incapacité chronique à comprendre
ce qui se passe. Ici vous serez repéré sans trop avoir compris pourquoi,
là un garde décidera de vous oublier après vous avoir vu grimper sur
une poutre dans une forteresse, simplement parce que vous êtes sorti de
son champ de vision. Mouais, un jour il faudra envisager d'y remédier
quand même. Techniquement, si le jeu reste tout à fait agréable à
regarder, le moteur 3D est à bout de souffle. Le clipping
est omniprésent et ne soyez pas surpris si un arbre (ou une patrouille,
ou une maison) pousse soudainement sous votre nez. Des ralentissements
fréquents viennent également faire frémir les grosses scènes d'action et
un ou deux freezes ont également ponctué la progression. Enfin, un
dernier détail : visiblement certains attendaient de pied ferme la
possibilité de faire entrer les chevaux dans les villes... Mauvaise
pioche, ces dernières sont déjà bien assez encombrées par les citoyens.

On est agréablement surpris par le multijoueur.S'il
était bien un élément qui faisait trembler, c'est l'intégration d'un
mode multijoueur. Rares étaient ceux qui y croyaient, pourtant là encore
Ubisoft a prouvé que tout est possible. Il existe trois modes
distincts. Le premier est le plus simple, sans doute le moins prenant
aussi mais il fait une excellente entrée en matière. 8 assassins
s'affrontent dans ce mode Traque. Chacun a une cible qu'il faut repérer
en ville et dans la foule à l'aide d'une boussole. L'idée étant de ne
pas se gourer, chaque assassin ayant en fait le même aspect que les
autres personnages non jouables. Il faut donc observer, s'assurer,
repérer les comportements suspects et frapper. Evidemment, vous êtes
vous-même une cible et il faut en permanence s'assurer que personne ne
vient vous sauter sur le râble. Tout l'intérêt est donc de rester calme,
de savoir utiliser l'environnement pour se dissimuler et de ne se faire
repérer par personne. A chaque assassinat, le joueur reçoit des points
d'expérience et grimpe en niveau, gagnant alors de nouvelles aptitudes,
comme la possibilité de changer d'apparence pendant un temps limité.
Plus le meurtre est stylé, plus on gagne de points. Si au contraire on
se met à courir comme un dératé... Ces bases, on les retrouve dans les
deux autres modes nettement plus stimulants. La Chasse à l'Homme oppose 3
équipes de 2 joueurs, des binômes chargés chacun d'éliminer un autre
binôme. Enfin, le mode Alliance, peut-être le plus fun, oppose deux
équipes de 4 qui jouent tour à tour les rôles de chasseurs et de proies.
Assez fendart, le multi est malheureusement particulièrement tributaire
de ses pratiquants. Quand on tombe sur un partie pleine de gros
bourrins, on ne vous cachera pas que l'intérêt et l'atmosphère retombent
vite. Si au contraire on réunit quelques fins stratèges prêts à passer
plus de temps à marcher dans le foule qu'à sauter dans tous les sens,
c'est nettement plus rigolo. Et pour être honnête, on n'y croyait pas
vraiment.

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